Régir le carbone -> son registre :

La monnaie de freinage par points carbone sera la voie d’équilibrage, vive le poink.


Mais il y a des étapes et des conditions.


Quand nous annonçons qu’il faut un étiquetage fiable sur tous les produits et services que nous achetons, il faut aussi optimiser la construction des valeurs du carbone. Nous y travaillons avec les experts-comptables.


Certes nous disposons de la norme internationale ISO 14027 pour établir les bases des évaluations de production de gaz à effet de serre, c’est ce que utilise l’ADEME pour ses bases de données carbone, que ce soit pour le bâtiment (INIES) l’alimentation (Agribalyse) et plus globalement sa base-empreinte.


Nous sommes donc prêts pour rendre obligatoire l’étiquetage, ce que propose le projet de loi-poids-carbone que nous soumettons aux députés.


Mais il faut éviter les contentieux : il faut régir le carbone au moyen du registre carbone dans chaque entreprise, association et administration.


Il s’agit d’une compta simplifiée où collecter, au fur et à mesure de l’année, tous les achats et toutes les ventes (output & input) pour montrer l’égalité justifiant que l’entreprise a bien facturé le carbone au bon niveau !

Nous prenons l’exemple du magasin de jouets qui a été le sujet du film « le compte carbone C’est Clair » pour l’établir sur les années 2026 et 2027 :

Sur deux années, on peut comprendre la réduction du nombre d’achats sans poids carbone (sans factures carbone et donc évalués en première année sur valeurs par défaut des bases de données de l’ADEME), on peut aussi observer l’effet d’un investissement (calorifugeage) qui fait réduire le poste énergie :

Il s’agit d’éviter tout contentieux sur le bien-fondé de l’étiquetage carbone.

Le principe du registre carbone est simple, une feuille Excel de recueil des factures des fournisseurs en matière de points carbone, en input, et le recueil des ventes de points carbone en output (le Ͼ égale un kg de CO2 équivalent).

En attendant que toutes les factures des fournisseurs soient documentées (et validées) en Ͼ, des standards de type ADEME sont proposés.

Les totaux sont reportés dans un tableau de registre carbone, ci-dessus.

Comme toute compta il faut équilibrer les entrées et sorties, condition du bien-fondé des factures et étiquetages.

L’obligation de facture électronique facilite la mise en œuvre du registre carbone en logeant le poids carbone de chaque ligne de facture dans le fichier de recueil.

Dans l’exemple d’un magasin de jouets et livres, on observe que, sans facture carbone, plus de 14 000 Ͼ ont dû être évalués sur un standard approché à 0,2 Ͼ /€, approximation validée par l’ADEME et la profession du jouet. En seconde année, les jouets sans facture carbone ne sont plus qu’à 5022 Ͼ (on s’habitue à dire poink ?).

Cette précision vaut pour les produits importés sans valeur carbone, c’est alors la Nomenclature Douanière qui valide les Ͼ.

Des entreprises qui investissent peuvent étaler les points carbone sur la durée de vie des équipements, idem pour la R&D.

Nous le proposons ici par feuille excel mais des entreprises comme ODOO CEGID SAGE se préparent à simplifier le Registre Carbone, que le meilleur gagne !