Remarques légitimes sur le compte carbone :
Pourquoi réduire : les humains produisent 57 milliards/an de tonnes de CO2e alors que les forêts et océans ne peuvent absorber que 15, il faut descendre à 2t/personne alors que nous sommes en moyenne à 9 en France.
Comment le décrire en une phrase : le compte carbone attribue 9000 points carbone à chaque citoyen pour l’année pour ‘payer’ les contenus carbone de tous les produits et services, alors pour respecter le GIEC et l’Accord de Paris il suffit que le renouvellement annuel de cette dotation soit de 94% de l’année précédente pendant 25 ans, on atteint alors 2000 par un effort limité mais continu.
Pourquoi la France : il faut démarrer quelque part comme le lancement de la TVA en 1957 qui a été reprise dans tous les pays en dix ans.
Faut-il des étapes : d’abord étiqueter tous produits et services dans les rayons et factures, c’est l’étape pour se rendre compte. Ensuite distribuer la dotation de 9000 poinks Ͼ à chaque citoyen, avec un guichet national ou régional France Carbone, et prendre le temps d’observer s’il faut des péréquations entre urbains et ruraux. Enfin demander un vote majoritaire des français (préférendum) pour décider de la réduction de 6% par an. La dotation de 9000 Ͼ laisse la liberté à chacun.
On n’a pas d’argent : la première phase d’étiquetage ne coute que la surveillance des entreprises et leur étiquetage, comme déjà assuré par la DGCCRF. Les seconde et troisième phase supposent un budget de l’ordre de 1€/français/mois.
Pourquoi les citoyens et pas les entreprises : il s’agit d’un billard à double bande (ou effet levier) qui redonne le pouvoir climatique aux consommateurs, l’étiquetage généralisé permet de choisir et les entreprises vont se dépêcher de décarboner pour garder leurs clients rendus capables de choisir.
Pourquoi pas une taxe carbone ou une TVA à l’envers ? étudiées lors des assises du climat de 2021, elles ne répondent pas aux 5 critères révélés alors pour un bon mécanisme climat (il faut 1- compter tous les gaz à effet de serre, qu’ils soient produits localement ou importés, 2- garantir la réduction chaque année, 3- contribuer à la justice sociale, 4- impliquer tous les acteurs, dont les services publics et les entreprises, 5- privilégier les voies de moindre contrainte, garantissant liberté et acceptabilité). Lors de ces assises, la taxe carbone a été démontrée comme anti-sociale mais aussi inefficace, le levier de signal-prix mis en avant par les économistes n’ayant d’effet que sur les citoyens à budget contraint et la plupart des gaz à effet de serre sont le fait de budgets supérieurs.
Quel effet de justice sociale : selon l’évaluation que 32% des français sont à plus de 9t/an, en corrélation avec leur richesse, il leur sera autorisé d’acheter des surplus pour finir l’année, ces surplus provenant de la revente d’excédents par les plus pauvres (et sobres par nécessité) ce qui permettra aux plus modestes d’arrondir leurs fins de mois. Mais l’augmentation rapide du point carbone ( probable doublement annuel) dissuadera vite les riches (même avant le cours à 2000€/tonne de carbone).
Qui pour éviter les contentieux : le mécanisme bénéficie déjà du soutien de l’Ordre National des Experts-Comptables pour valider le registre carbone des entreprises. Il pourra être efficace de subventionner à 50% les missions de conseil-climat des conseillers spécialisés comme c’était le cas pour le passage aux 35 heures.
Comment les organes de service public pourront-ils réduire chaque année de 6% : la mise en place de registre carbone dans toutes les structures permettra à chacune de s’adapter. Les suivis seront visibles par les citoyens dans leur relevé de compte mensuel.
Nombre d’autres remarques sont traitées sur https://comptecarbone.cc/faq/ comme éviter la spéculation, gérer les importations et exportations, quel effet pour la biodiversité, gérer les passoires-thermiques, pourquoi pas européen au départ, complémentarité des monnaies locales…
